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Pour obtenir la libération de l’otage français Pierre Camatte : Kouchner fait pression sur ATT

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L’ultimatum indéterminé inquiète la France et le Mali. A la faveur de la visite au Mali d’émissaires de l’Elysée et du Quai d’Orsay, il y a quelques jours, ainsi que l’implication des autorités maliennes en haut lieu, Al Qaïda pour le Maghreb islamique (Aqmi) a repoussé, samedi 30 janvier, l’ultimatum qui s’achevait à minuit. Mais de source proche des négociations, il y a urgence, Aqmi demande la libération sans délai de quatre salafistes qui seraient détenus par le Mali.

L’arrivée à Bamako, ce lundi 1er février dans la soirée, du ministre des Affaires étrangères de France, Bernard Kouchner qui a été reçu par ATT, ne vise pas autre chose que d’arracher au Président malien l’échange de quatre Salafistes contre un Français Pierre Camatte. Après un entretien avec ATT, le ministre français est reparti comme il est venu : sans bruit.

Officiellement, cette visite du ministre des Affaires étrangères était consacrée aux négociations pour la libération de l’otage français qu’Al-Qaïda menace d’exécuter. Cependant rien n’a filtré de leur rencontre. Dans cette affaire les enjeux sont clairs, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui détient en otage un Français, Pierre Camatte, enlevé à Menaka au Mali le 25 novembre, exige la libération de quatre salafistes.

Dans un communiqué publié le 11 janvier, le groupe donnait 20 jours à Bamako et à Paris pour libérer quatre de ses membres détenus dans des prisons maliennes. « Nous donnons à la France et au Mali 20 jours à partir de la date de diffusion de ce communiqué pour répondre à notre demande légitime, sans quoi les deux gouvernements seront totalement responsables de la vie de l’otage français », menaçait Aqmi.

Cet ultimatum a expiré sans que la France (qui le demanderait) puisse obtenir du Mali, la libération des salafistes. Mais la menace d’Aqmi est d’autant plus prise au sérieux que la branche avait déjà annoncé en juin 2009 avoir exécuté un touriste britannique, Edwin Dyer, face au refus du Gouvernement britannique de libérer Abou Qatada, un membre d’Al Qaïda prisonnier de la Grande Bretagne.

Négocier encore une semaine

Selon certaines sources, le nouvel ultimatum d’Al Qaïda aurait été fixé au week end prochain. Il urge donc pour Bamako et Paris de négocier dur pour obtenir la libération de Pierre Camatte d’ici samedi nuit. Ce qui explique la délicatesse de la mission spéciale de Bernard Kouchner qui serait reparti de chez ATT avec la même mine tendue qui ne laissait la place à aucun air de satisfaction.

Selon des informations de Rfi, « Bernard Kouchner aurait tout fait pour convaincre le Président de céder face aux revendications de la branche maghrébine d’Al Qaïda de relâcher comme le réclament les ravisseurs quatre islamistes : deux Mauritaniens, un Algérien, un Burkinabé incarcérés au Mali. La France est aujourd’hui persuadée que c’est la seule manière de sauver la tête de Pierre Camatte. Le Président malien lui est pris au piège d’Al Qaïda. Il a le choix entre deux mauvaises solutions, soit rester inflexible et si cela tourne mal c’est l’image du Mali et de l’Industrie touristique qui est en péril, soit céder au chantage terroriste et accorder une victoire à Al Qaïda ».

Paris compte énormément sur le Mali pour la libération de Pierre Camatte, aurait –il dit au Président ATT. Les autorités maliennes prêteront-elles l’oreille aux chants de sirène de Kouchner pour céder au chantage des Salafistes ? Entre le Mali et son voisin l’Algérie, les observateurs pensent que c’est l’heure d’une clarification.

Prenant la parole lors de la fête de l’armée mercredi 20 janvier, Amadou Toumani Touré a réagi, en assurant qu’il donnerait “tous les moyens nécessaires, en nombre, en matériel et tout ce qu’il faut” aux forces armées maliennes pour combattre l’insécurité dans la bande sahélo-saharienne. Mais il a ajouté : “Toutes les menaces (...) ne sont pas nées au Mali, mais (...) sont venues d’ailleurs. Que les gens sachent et acceptent de prendre leurs responsabilités. Nous prendrons les nôtres.”

Tout le monde sait que l’Algérie est farouchement contre la libération des salafistes. Le Mali, malgré ses étroites relations avec la France, n’en demeure pas moins un pays ami de son voisin l’Algérie. ATT va-t-il accepter de céder à la pression ?

En tout cas, l’occasion n’en est pas moins pour la France d’écorcher l’Algérie. Le problème demeure entier et les questions intactes malgré cette visite de Bernard Kouchner. Faut-il libérer des terroristes ?

Comment les libérer sans s’attirer les foudres de l’Algérie, pays voisin du Mali, pays le plus victime des actes terroristes dans la zone ? Le président malien aurait expliqué à son hôte toute la complexité de la situation.

De source sûre, Le Républicain a appris qu’une rencontre aura lieu entre l’Ambassade de France et celle d’Algérie au Mali pour trouver une solution au problème.

Mais les choses s’annoncent difficiles et Kouchner qui ne s’en cache pas culpabilise tout de même le Mali d’ATT, comme c’était le cas sur Rfi : « C’est une affaire extrêmement sérieuse (...) Je resterai discret sur la manière dont cela se déroule mais je ne serai pas discret sur la façon dont le Mali est responsable. Ce n’est pas nous, c’est le Mali ».

Le ministre français Bernard Kouchner s’est expliqué davantage : « C’est sur le territoire malien que cela s’est produit et c’est un pays souverain. C’est avec eux que nous travaillons. Trois Espagnols ont été enlevés, deux Italiens, c’est un danger extrêmement pressant ».

Et le patron du Quai d’Orsay de poursuivre : « Il faut bien savoir qu’il y a maintenant un véritable danger, Al-Qaïda au Maghreb constitue vraiment un danger partout. Un certain nombre de Français ont été assassinés en Mauritanie, vous vous en souvenez. Essayons donc au mieux d’être utile … Je fais tout mon possible pour que cet homme échappe à la mort et soit libéré », avait conclu le ministre français.

Au lendemain de l’enlèvement de Pierre Camatte, le premier otage français détenu par AQMI, le président malien Amadou Toumani Touré avait déclaré au Monde qu’il faisait de sa libération “une affaire personnelle“. Sa position est donc connue mais quant à libérer des salafistes…

B. Daou

Republicain

Commentaires (4)
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Par Invité, février 12, 2010
Aucun autre pays ne peut mettre la pression sur un chef d'Etat d’un pays indépendant quelque soit l’ampleur de sa diplomatie ex-coloniale non fondée sur un intérêt commun surtout en pareille occurrence où notre nation mérite un respect décisionnel pour éviter ce coup bas dont il faudrait être prudent.
D’ailleurs ce genre de chantage est très courant dans certaines localités géographiques crées historiquement sur la base des injustices coloniales dont peu importe les causes, l’essentiel que la manœuvre paye.
Cette affaire ne relève pas d’un homme seul comme vous le prétendez mais de tous les bons citoyens Maliens dans la mesure où elle concerne le pays si nous voulons être grand en se projetant dans un futur tracé par une étude prospective.
C’est de cela qu’il s’agit et qui détermine notre résistance pour éviter les pièges des surprises sur notre propre territoire tissé par des siècles d’histoire, basé sur une richesse hybride.
Pour clore ma pensée
je reporte quelques passages de l’écrivain Américain Peter Schawtz, un futuriste qui dit que : « Ceux qui ne parviennent pas à tirer les leçons de l’histoire sont condamnés à être surpris par eux » et « La compréhension de ces inévitables surprises dans notre avenir est essentiel pour les décisions que nous avons à faire aujourd’hui, si nous sommes capitaines d’industrie, les dirigeants des nations, ou tout simplement des personnes qui se soucient de l’avenir de nos familles et nos communautés. Nous pouvons ne pas être en mesure de prévenir une catastrophe (même si parfois nous pouvons), mais nous pouvons certainement augmenter notre capacité à réagir, et notre capacité de voir les possibilités
qui nous seraient autrement manquer ».
Enfin peu ou prou l’acuité de ces constats d’une manière ou d’une autre va se justifier très certainement sous plusieurs formes dans un avenir proche si nous ne restons pas sur le qui-vive et si nous n’observons pas en amont et en aval cette racine contagieuse à tous égards sinon par définition les Salafistes d’hier étaient composés que des Algériens qui réclamaient leur intégration politique mais aujourd’hui devenus Al Quaïdas pour le Maghreb Islamique composés de nationalités différentes dont les causes deviennent de plus en plus grandiloquentes et qui ne devraient aucunement nous concerner ni par les accusateurs et par les accusés d’où nous devrons rester clairvoyants aujourd’hui et à l’avenir devant ces pratiques courantes d’experts de toutes sortes pour le seul but de nuire les facteurs de tout développement constaté.
C’est pourquoi j’approuve sans conteste la position adoptée qui est celle de fermeté de l’Etat face à ce banditisme notoire sur notre territoire tout en assumant sa part de responsabilité dans ce gué tapant quotidiennement frontalier.
Cheick

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Par Invité, février 11, 2010
sarkosy ne liberera jamais 4 terroristes par ce que un malien est detenu dans la loire. d'autre part, meme aujourd'hui des maliens sont expulses de france de la maniere la plus humiliante possible. soyons objectifs chers maliens. on s'en fou de cammatte ou de qui que ce soit ,nous ne sommes pas un etat faible et nous ne le deviendrons pas. Un etat souverain n'a pas de sentiment il doit rester objectif et assurer son role.le tourisme au mali ne sera jamais rien toute l'histoire a ete oubliee et enterree. nous n'avons ni mer ni mont juste la mosquee de djenne.
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Par Invité, février 04, 2010
Vraiment la situation est complique moi qui n'est pas un desidére je sait que ses une decision dur a prendre, le Mali doit negocier avec Algerie pour pouvoir libere les prisonniers dans se cas ni la France ni Algerie ne peut nous blames .
C'est Algériens , Mauritaniens et Burkinabé nous crains des problèmes pourquoi pas leurs payes ne résoudre pas leurs situation au lié de venir au Mali .
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Par Invité, février 04, 2010
Bonjour,

Je me demande pourquoi les militaires maliens n'abbattent pas ses térroristes au lieu de les arrêter. A quoi sert leur arrestation? Pourquoi ne pas les excécuter sur le champs de guerre? Comme cela on dira qu'ils sont mort dans le combat.
Et voilà maintenant ils nous font du chantage en prenant des otages par ici par là.

je pense que pour l'image du mali et l'industrie du tourisme, le Mali doit les libérer et prochainement ne pas faire de prisonniers, les excécuter dès l'arrestation de ses térroristes.

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