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Rapport de la BM sur les pesrpectives économiques :Une faible croissance attendue en Afrique en 2010

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La Banque mondiale publie son rapport sur les perspectives économiques : Une faible croissance attendue en Afrique en 2010 (3,8%) et 2011 (4,6%)
La Banque Mondiale a publié le jeudi 21 janvier, son rapport 2010 sur les perspectives économiques. Selon l’institution de Bretton Wood, l’investissement étranger direct (IED) en Afrique subsaharienne a reculé de 19 % en 2009 -
soit moins que dans les autres régions à l’exception de l’Asie du Sud - et le continent devrait enregistrer une faible croissance, avec un tassement de la croissance de la production, à 3,8 % en 2010 et 4,6 % en 2011, par rapport aux tendances passées.

Selon le rapport de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales (Global Economic Prospects - GEP), les perspectives de la région restent incertaines et la vigueur de la reprise dépendra dans une large mesure de la demande des principaux marchés d’exportation. Le PIB régional n’aurait augmenté que de 1,1 % l’an dernier - mais ce chiffre masque d’impor-tants écarts entre pays.

Les pays exportateurs de pétrole et les pays à revenu intermédiaire ont été plus durement touchés - du moins au départ - que les pays à faible revenu, les États fragiles et les pays dont l’économie est moins intégrée. Les États fragiles ont remarquablement bien supporté la crise mondiale, tirant partie dans certains cas des dividendes de la paix.

La croissance sera nettement inférieure au taux de 6 % affiché durant les années de haute conjoncture, en raison de la baisse des prix des produits de base en termes réels et du ralentissement de la croissance mondiale. L’économie progressera de 4,2 % environ dans les États fragiles et de 4,8 % environ dans les pays à faible revenu.

L’Afrique du Sud devrait enregistrer une croissance de 2 % cette année, après une contraction estimée à 1,8 % en 2009, tandis que la croissance s’accélérera à 3,5 % dans les pays à revenu intermédiaire.

L’Afrique subsaharienne a été durement touchée par la crise, mais l’impact a été moins lourd que dans d’autres régions et comparativement aux chocs extérieurs précédents, les bases macroéconomiques s’étant améliorées dans bon nombre de pays.

Le commerce, l’investissement étranger direct, le tourisme, les envois de fonds et l’aide publique au développement ont été les premiers secteurs ébranlés par la crise.

Bien que les prix des produits agricoles aient baissé de 22 % par rapport aux sommets atteints en juin 2008, ils restent néanmoins près de deux fois plus élevés que les niveaux les plus bas atteints au début de la décennie. Il y a donc tout lieu de penser que de nombreux ménages de la région consacrent une plus grande part de leur revenu à l’alimentation qu’il y a dix ans ou ont réduit leur consommation alimentaire.

En outre, sans une accélération des gains de productivité au cours des prochaines années, plusieurs pays pauvres risquent d’ac-croître leur dépendance à l’égard des importations alimentaires pour répondre à leurs besoins essentiels.

Sur la base des dernières prévisions des déficits courants et du calendrier de remboursement de la dette extérieure privée, le montant total des besoins de financement extérieur des pays d’Afrique subsaharienne restera élevé en 2011, à hauteur de 11,7 % du PIB, la dette exigible représentant 6,5 % du PIB.

Les pays IDA, dont la plupart se trouvent en Afrique subsaharienne, pourraient avoir besoin de 35 à 50 milliards de dollars de ressources supplémentaires pour maintenir les program-mes existants, en plus du complément de financement nécessaire pour répondre aux besoins des nouveaux pauvres.

Impact de la crise sur les populations les plus démunies. La crise financière a remis en question la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) à l’horizon 2015. Selon les estimations, le PIB par habitant a diminué pour la première fois en dix ans, de 0,8 % en 2009, et la croissance restera inférieure au taux moyen atteint au cours des cinq dernières années à l’horizon des projections.

La pauvreté devrait sensiblement reculer d’ici à 2015, lorsque 38 % de la population de l’Afrique subsaharienne, soit 366 millions de personnes, vivront avec moins de 1,25 dollar par jour, mais en dépit de ces progrès l’objectif de réduction de la pauvreté ne sera pas atteint d’ici à 2020.

Qui plus est, la crise financière ne manquera pas d’avoir des conséquences à long terme sur les pays de la région, acculant à la pauvreté des millions de personnes supplé-mentaires à l’horizon 2020.

Youssouf CAMARA

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Banque Mondiale le président Robert B. Zoellick en Afrique le mercredi prochain

Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, arrive ce mercredi 27 Janvier 2010, en Côte d’Ivoire, dans le cadre d’une visite de huit jours en Afrique, au cours de laquelle il compte attirer l’attention des gouvernements, des partenaires au développement et des investisseurs sur les opportu-nités à saisir pour un nouvel élan dans la dynamique de croissance et de lutte contre la pauvreté sur le continent.

Quoique durement touchés par les crises alimentaire, énergétique et financière, les États africains ont, cependant, persévéré dans le renforcement de leurs politiques économiques et maintenu le cap sur le développement durable, pour les uns, et la reconstruction au lendemain d’un conflit, pour les autres. Le périple africain de M. Zoellick le conduira en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, puis, en Éthiopie où il prendra part au sommet de l’Union africaine (UA).

En prélude à son départ, M. Zoellick a noté que de nombreux pays africains avaient connu une décennie de croissance soutenue avant l’avènement de la crise économique mondiale, et qu’il est important de préserver ces acquis en mettant l’accent sur les investissements dans les secteurs promoteurs de la croissance.

« Le but de mon voyage en Afrique est, d’une part, de m’instruire davantage sur les voies adoptées par les différents États à travers le continent afin de juguler l’impact de la crise alimentaire ; et, d’autre part, de voir dans quelle mesure nous pouvons continuer à œuvrer ensemble afin d’améliorer les perspectives de croissance économique et d’élargir le champ des opportunités dont le continent peut bénéficier », a souligné M. Zoellick.

« Une grande partie de l’Afrique a su enregistrer une croissance soutenue, y compris certains États fragiles ; c’est dire que le continent a le potentiel de devenir un autre pôle de croissance pour l’économie mondiale », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des États fragiles, M. Zoellick préconise des réformes d’urgence tant sur le plan de l’orientation politique que du cadre institutionnel ; éléments favorables à la stabilité, au renforce-ment des capacités, à l’élargissement du champ des opportunités économiques et au succès dans la lutte contre la pauvreté.

Le président du Groupe de la Banque mondiale a également fait un plaidoyer en faveur des politiques et des investissements de nature à accroître l’apport de l’Afrique dans les échanges mondiaux et entre pays africains, mettant en avant l’intégration régionale, ainsi que la mise en place d’infrastructures dans les secteurs de l’énergie, des transports et de l’irrigation, afin de promouvoir l’agriculture, les industries manufacturières et l’adaptation aux changements climatiques.

En marge des travaux du sommet de l’Union Africaine, M. Zoellick sera conjointement l’hôte d’un déjeuner de travail avec le président de la Banque Africaine de dévelop-pement (BAD), M. Donald Kaberuka, auquel prendront part plusieurs autres dirigeants africains.

La rencontre portera essentiellement sur l’impact déterminant des Techno-logies de l’Information et de la Communication (TIC) sur le devenir du continent.

« Les sceptiques se sont demandés si l’Afrique était prête pour une révolution dans le domaine des télécommunications, ce à quoi les entrepreneurs africains ont répondu par des actions concrètes, soutenues, en cela, par un cadre politique favorable », a déclaré M. Zoellick.

Le forum devrait aussi être l’occasion d’exhorter les dirigeants africains à lever les restrictions qui empêchent le secteur privé de jouer un rôle essentiel, qui lui permettra de franchir une étape supérieure en matière de connectivité haut débit, facteur clé pour la création d’emplois.

Les potentialités des TIC pour faire progresser l’agriculture, l’éducation, la santé et bien d’autres secteurs seront aussi soulignées lors de ce forum.

M. Zoellick s’entretien-dra, lors de son séjour en Côte d’Ivoire, avec le Président Laurent Gbagbo, le Premier Ministre Guillaume Soro et les membres du gouvernement.

Par ailleurs, ce voyage permettra à M. Zoellick d’évaluer l’état des projets, financés par la Banque mondiale, dans les domaines de l’énergie et de l’agriculture. Il s’entretiendra, aussi, avec des membres de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et avec d’autres bailleurs de fonds.

Il réaffirmera le soutien de la Banque mondiale au processus électoral ; discutera du soutien que la Banque entend apporter aux secteurs privé et financier ; ainsi qu’aux organisations de la société civile, partenaires clés dans la promotion de la paix, l’amélioration de la transparence, la bonne gestion et la bonne gouvernance.

La Banque mondiale soutient les avancées réalisées par le gouvernement ivoirien pour obtenir une annulation de la dette extérieure du pays, estimée à près de 2 milliards de dollars américains.

Banque Mondiale

L'Independant

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