Maliba

Assemblée nationale prise en : Flagrant délit de misogynie !

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L'exclusion des femmes de  la vice-présidence du bureau de l'Assemblée nationale prouve à suffisance que les partis politiques sous les tropiques maliens ont bien du chemin à parcourir.  
Plus de vice-présidente à Bagadadji, Place de la République! Car ce niveau de responsabilité est désormais une exclusivité masculine à l'Assemblée nationale du Mali. Unique femme à être élue vice-présidente en 2007, Fanta Mantchini Diarra a été évincée de ce poste malgré le vigoureux plaidoyer sur le  genre brandi par le président du Cnid, Me Mountaga Tall.   


L'institution, comme le prévoit son règlement intérieur, a renouvelé, les 12 et 13 octobre 2009, son bureau : des vice-présidences aux secrétaires parlementaires, en passant par la questure et les commissions de travail. Les grandes perdantes de ce mouvement auront été les honorables au féminin pluriel, condamnées, elles, à se contenter de 4 sur les 9 postes de secrétaires parlementaires. Ceux-ci ont été confiés à Mme Diakité Djénéba Maguiraga, 2ème secrétaire parlementaire depuis 2007, Mme Djiré Pendaré Traoré (4ème secrétaire parlementaire), Mme Haïdara Aïchata Alassane Cissé (5ème secrétaire parlementaire) et Mme Marie Sylla (9ème secrétaire parlementaire). Dans leur suprême magnanimité, les hommes leur ont concédé la présidence de  deux des 12 commissions de travail. Ainsi,  Mme Touré Safiatou Traoré hérite de la commission ''Santé, développement social et solidarité'', fonction dans l'exercice de laquelle il est sans doute plus à l'aise qu'à celle de 6ème secrétaire parlementaire qu'elle a déclinée.

La présidence de  la Commission ''lois constitutionnelles, la législation, justice et institutions de la république'' échoit pour la 3ème année consécutive à  Mme Camara Saoudatou Dembélé, une ''tigresse'' et de surcroît une brillante juriste qui a tous les atouts pour mériter de la confiance de ses collègues.       
A qui la faute de cette discrimination… négative ? Certainement, les partis politiques car chaque formation est libre de choisir ses représentants au sein du bureau. C'est vrai qu'entre le vent que souffle la bouche d'un politique et la réalité, il un … nuage de poussière.                                C. D
le challenger

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